L’AEROGRAPHIE

Le premier aérographe moderne est inventé par Charles Burdick en 1893. Cet appareil fut principalement utilisé au de sa création  pour de la colorisation de photos et la retouche de celles ci,

brevet du premier aérographe Burdick
Charles Burdick

Mais Charles Burdick n’est pas le premier a vaporiser de la couleur sur un support les premiers hommes laissaient des traces de leurs mains en envoyant des pigments naturels broyés et liquéfiés a travers des bâtons creux.

Par la suite l’aérographe fit son apparition dans le monde artistique par la création d’œuvre dans le style hyperréalistes, il fut le roi de la création graphique publicitaire des années 40 a 80 son déclin dans ce secteur commença dans les années 90 avec l’avènement de Photoshop.

Mais ce magnifique instrument continua son petit bonhomme de chemin dans des domaines comme le maquillage, la pâtisserie, la Taxidermie, le tuning, la déco, et la colorisation de maquette.

A l’époque glorieuse il y avait une pléthore de marques qui ont œuvées dans la fabrication d’aérographes, Fischer marque française emblématique ( Rip), Rotring ,Badger, Lefranc et Bourgeois (échec commercial) Paasche (Pour les plus solides) 

Vincent Levan fondateur de l’ecole d’aerographie Aerotronic Vincent Levan

https://www.artmajeur.com/vincent-levan

Ainsi que Xavier Boully autre illustrateur et graphiste spécialisé dans la technique de l’aerographie

https://www.xavier-boully.fr/

Tous les illustrateurs de l’époque avaient tâtés un peu l’aérographie

Dont mon ami Vincent Levan qui excelle en la matière (fondateur de l’école Aerotronic ) ; Puis l’informatique a pris le pas sur l’illustration publicitaire, seuls les artistes peintres ont continués avec l’aérographe, puis après un petit vide, de nouvelles catégories d’utilisateurs ont déboulés dans l’univers aerographique les maquilleurs, les pâtissiers, les maquettistes, taxidermistes, pécheurs etc.…

Les appareils :

Il faut distinguer deux types d’aérographes les simples actions et les doubles actions

Les simples action : Sur les aérographes simples action on ne peut pas régler le débit d’air et le débit d’encre pendant le travail, il faut au préalable ouvrir la buse pour régler le jet de peinture et de même pour le débit d’air, ces appareils sont principalement utilisés pour faire des fonds et de la colorisation de masse.

aerographe Paasche H simple action

Les double action : Les aérographes double action sont les plus polyvalents ils permettent de moduler le débit d’air et de peinture en cours de travail ce qui permet de faire des dégradés ainsi de des fonds.

aerographe VLS Paasche

La grande majorité des aérographes présents sur le marché sont des doubles action attention à la qualité des appareils la plupart se vendent sur internet a des prix  divers et variés, il faut tout d’abord en terme de choix savoir exactement ce que l’on va faire avec l’appareil (maquette, déco, décors pâtisserie, manucure, maquillage, custom auto etc..,) ensuite voir si il existe des pièces détachées pour  cet appareil, après la notoriété de la marque

Un mauvais achat d’aérographe peut si il fonctionne mal vous dégouter a jamais, et être une horreur a régler pour sortir un travail potable.

Pour moi  le choix est fait je travaille depuis des années avec des aérographes Paasche. Ils sont simples de conception, robustes, faciles a entretenir et peu couteux à l’achat. Ils ont plus de vingt cinq ans et sont toujours aussi fiables.

Qui dit aérographe dit air, qui dit air, dit compresseur, Le compresseur est le poste de dépense le plus important dans l’aerographie celui-ci doit être puissant pour avoir un débit régulier sortir un air propre et sec (trappe de condensation et filtre), avoir une réserve d’air (cuve) pour alléger sa peine pendant le travail.

Les encres et les peintures : dans un bon aérographe l’on peut passer beaucoup de types de peintures différentes quant il s’agit de peintures à l’eau, pour les peintures solvantées il faut privilégier des aérographes sans joint de buses en caoutchouc  ( les solvants abiment les joint) ou avec des buses vissées trop fines (encrassement de la buse trop rapide)

Les petites galères du débutant :

Bulles dans le godet : joint de buse défectueux,  buse pas assez serrée, buse ou tête de buse défectueuse.

Trait de peinture pas droit : aiguille tordue

Pâté de peinture sur le support : peinture pas assez diluée

Crachotis  sur le support : peinture trop épaisse

Eau en excédent en sortie de buse : trappe de condensation du compresseur non purgée

Peinture ressortant par le gobelet : sortie de buse bouchée

Peinture sortant au niveau du bouton de propulsion : joint d’aiguille défectueux (rare quant l’appareil est neuf)

Le démontage  et le nettoyage après chaque utilisation  est la condition sine qua none pour garder son appareil le plus longtemps.

Vider le godet et purger la buse avec de l’eau ou du solvant, puis ranger l’appareil est pire que tout dans le cas d’une pause oui ; si vous avez fini de travailler je ne peux que vous conseiller un nettoyage complet.

Le nettoyage complet se fait en démontant entièrement l’appareil pour ôter toutes traces de peintures avec les solvant approprié et ensuite remonter l’appareil en lubrifiant légèrement les pièces en mouvements avec une huile minérale type huile 3 en 1, cette petite opération anodine évite en cas de non utilisation prolongée que l’appareil se grippe.

Les peintures et vernis :

Toutes les « peintures » peuvent passer dans un bon aérographe, le plus important est la dilution il faut trouver le bon compromis entre pression taille de buse, type d’aérographes et supports tout cela se fera de manière empirique.

Il y a sur le marché bon nombre de peintures et encres pour aérographe prêtes a l’emploi la majorité de ces produits sont a base d’acrylique , les plus courantes sont les peintures Pebeo : Colorex technic (opaques), les Colorex (aquarelles transparentes), les Createx, Golden, Liquitex,  il y a aussi les peintures plus axées maquettes et figurines telles que les Vallejo air.

Dans tout ces cas il faut bien adapter le type de couleurs au supports pour ma part l’aérographie me sert pour la décoration et je n’hésite pas a essayer tout type de peinture car les supports qui me tombent sous la main sont bons a peindre.  Je le rappelle je travaille avec des Paasche

Les aérographes a buses vissées :

Ces appareils sont de conception double action,  sont très faciles a utiliser pour des travaux fins, mais attention ils ne sont pas toujours adaptés au travail avec  des peintures lourdes solvantées du fait de la petitesse de leurs buses, de ce fait il faudra faire très attention a la dilution de la peinture (dans le cas de peinture acrylique une astuce consiste d’utiliser de l’eau déminéralisée le calcaire peut légèrement précipiter les couleurs dans le cas de dilution accentuées).

Pour les peintures solvantées et a l’eau, toujours travailler dans un local aéré car la vaporisation induit l’absorption par inhalation de produit nocifs.

A titre personnel je porte un masque pour la réalisation de grosses pièces ou de travail prolongé.

Pour ces appareils être soigneux et toujours nettoyer l’appareil a la fin du travail.